Enfants cristal


Voici un extrait du tome 3 de Conversations avec Dieu de Neale Donald Walsch (aux éditions Ariane) sur la façon dont les enfants sont élévés dans les sociétés hautement évoluées. Ceci pour expliciter l'article de Célia Fenn sur les contrats d'éducation et d'association. D'après le texte ci-dessous, les aînés prennent en charge les bébés et les enfants car leurs parents biologiques ont l'air de les concevoir très jeunes. Personnellement, je n'aimerais pas  courir le monde pour moi-même grandir pendant qu'on élève ma fille sans moi. Je préfèrerais vivre dans une communauté qui me forme à mon rôle de parent quelques années avant la naissance des enfants, qui me soutient ensuite au quotidien, qui est présente quand le besoin s'en fait sentir.  




" Ainsi, dans une culture hautement évoluée, un être ne pourrait jamais insister pour élever une progéniture s'il démontrait, de façon constante, sa propre incapacité de le faire.

Voilà pourquoi, dans les  sociétés hautement évoluées, les  enfants n'élèvent pas les enfants. Leur progéniture est plutôt confiée aux aînés. Cela ne veut pas dire qu'on arrache cette nouvelle progéniture à ceux qui leur ont donné la vie, qu'on enlève les  enfants de leurs bras pour les donner  à des quasi-inconnus qui les élèveront. Pas du tout.

Dans ces cultures, les aînés vivent étroitement avec les jeunes. Ils ne  sont  pas  rejetés dans la
solitude. Ils ne sont pas ignorés et laissés seuls à résoudre la dernière partie de leur destinée. Ils sont honorés, vénérés et gardés à proximité, au sein d'une communauté affectueuse, tendre et vivante.

Lorsqu'arrive une nouvelle progéniture, les aînés sont tout près, au coeur même de cette communauté et de cette famille. L'éducation des enfants par les aînés est tout  aussi organiquement correcte que le fait d'avoir - dans votre société - des parents pour le faire. La différence est la  suivante : bien que ces enfants sachent toujours qui sont leurs «parents» - le terme le plus rapproché dans leur langage serait «donneurs  de vie» -, on  ne leur demande pas d'apprendre les choses fondamentales de la vie d'êtres qui sont encore eux-mêmes en apprentissage de ces mêmes choses.

Dans les sociétés d'EHE, les aînés organisent et supervisent le processus d'apprentissage, de même que le logement, l'alimentation et les soins aux enfants. Ceux-ci sont élevés dans un environnement de sagesse et d'amour, de très grande patience et de profonde compréhension.

Les jeunes qui leur ont donné vie sont habituellement ailleurs, à relever des défis et à faire l'expérience des joies de leur propre jeune vie. Ils peuvent passer autant de temps qu'ils le désirent avec leur progéniture. Ils peuvent même habiter dans le logement des aînés avec leurs enfants afin d'être sur place avec eux dans un environnement «domestique» et pour que les enfants puissent partager un tel cadre avec eux.

Tout cela constitue une expérience très unifiée, intégrée. Mais ce sont les aînés qui élèvent les enfants, qui  en prennent  la responsabilité. Et c'est un honneur, car c'est sur eux que repose la responsabilité de l'avenir de toute l'espèce. Et dans les sociétés d'EHE, il est entendu que ce serait trop exiger de la part des jeunes.

J'ai déjà touché ce point lorsque nous avons parlé de la façon d'élever vos enfants sur votre planète et de la manière dont vous pourriez changer ce qui est à changer."

(p 317)
Mar 24 fév 2009 1 commentaire
Bonjour Ivaoa, Pour moi non plus il ne me serait pas possible de "passer à côté" de mon rôle d'éducateur, de guide envers mon ou mes enfants. Pour moi le fait de vivre dans une société évoluée implique le fait d'être soi-même évolué et donc, le rôle de parent est vécu avec plus de sagesse et d'amour. Je ne conçois pas trop le modèle décrit dans le texte, cela ne me parle pas vraiment, mais il est vrai aussi que tout est possible et que la véritable évolution est l'ouverture de conscience, l'ouverture et l'accueil de manières d'être différentes. A voir dans les prochaines années dans notre nouvelle Terre !
amerindienne - le 26/02/2009 à 17h41