Partager l'article ! Eduquer à partir du coeur : la méthode B.A.U.M.E: L'article de Célia Fenn "Eduquer les enfants Indigo et Cristal... à partir du coeur" est ve ...
Ce blog est consacré aux enfants présents : enfants indigo, cristal, nouveaux enfants... et à
leurs parents en éveil.
Son but : être un espace de soutien, de partage d'expériences
pour les parents, grands-parents... qui éduquent en conscience leurs enfants. Vous aider sur ce chemin. Vous fournir des outils concrets, des ressources
pour un quotidien éveillé.
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Petite parenthèse : à mon avis, ces cinq besoins émotionnels fondamentaux sont aussi valables pour les adultes que nous
sommes. D"autant plus que nous avons été éduqués selon l'ancien paradigme éducatif basé sur la peur et le pouvoir.
Développer nos compétences parentales
Etre innovant en matière d'éducation implique de se former pour acquérir et/ ou développer les compétences parentales dont parle Célia Fenn, à savoir :
Comment communiquer efficacement ? Y a-t-il des techniques à utiliser ? Si oui, dans quel
but ? N'est-ce pas une façon de manipuler nos enfants ?
Il y a effectivement des techniques à acquérir telles que la reformulation, l'écoute
active, la méthode B.A.U.M.E... Commençons par cette dernière.
La méthode B.A.U.M.E.
J'ai découvert cette méthode dans le livre de Naomi Aldort (voir lien plus haut). Elle
permet de passer de la négation à l'approbation du comportement et
des émotions de nos enfants.
B - Brisez le lien entre vous et les émotions de votre enfant grâce à un petit entretien avec vous-même.
Etape 1 : écouter son propre discours intérieur, lire silencieusement dans
sa tête les mots, les pensées qui viennent face au comportement de notre enfant. Pour ne pas blesser l'enfant, il faut se taire.
"Notez les paroles qui vous ont presque échappé et laissez-les s'exprimer intérieurement
en blocs, comme des images, des mesures que vous vouliez appliquer ou des souvenirs personnels. Cela ne prend qu'une minute et ne fait de mal à personne. Vos sentiments vous appartiennent à vous
seul, nul besoin d'agir ni de les extérioriser. Ce n'est qu'un disque usé qui ne correspond pas à ce que vous êtes actuellement" (Naomi Aldort, p7).
Etape 2 : analyser ses pensées.
Exemple : mon enfant fait du bruit dans la salle d'attente du médecin en présence
d'autres personnes. Cela fait une heure que nous patientons. J'essaye de la calmer, mais je pense qu'elle ne devrait pas se conduire ainsi.
1. Est-il vrai qu'elle ne devrait pas se comporter ainsi ?
Restez silencieux et attendre la réponse du coeur.
2. Est-ce que je peux absolument savoir si elle devrait ou ne devrait pas se comporter ainsi ?
Est-ce que je peux absolument savoir ce qui est dans son intérêt à elle ?
3. Que ce passe-t-il quand je pense "Mon enfant ne
devrait pas se comporter ainsi " et qu'elle le fait
?
Qu'est-ce que j'expérimente : la colère, le stress, la frustration, la culpabilité, la peur du jugement des autres ?
Est-ce que je la regarde de travers ? est-ce que j'essaye de changer son comportement ?
Comment est-ce que je me sens quand je réagis ainsi ?
Cette pensée apporte-t-elle le stress ou la paix dans ma vie?
Je reste silencieuse et j'écoute.
4.Que serais-je sans cette pensée ?
A quoi
ressemblerait ma vie avec mon enfant sans
cette pensée ?
Ici, je
ne chercherais plus à contraindre ma fille de 4 ans et demi pour qu'elle reste en place sur son siège. Je serais détendue, ouverte.
Katie Byron a également élaboré une fiche d'auto-évaluation plus précise qui peut nous aider à travailler sur nos fausses
croyances, nos blocages.
Written Facilitation sur son site. Le titre est en anglais, mais la fiche est en français.
L'étape "B" est la plus importante du B.A.U.M.E. Son intégration peut prendre un peu de temps, mais cela en vaut la peine.
A - Etre attentif à son enfant.
Une fois examiné notre discours intérieur (qui n'a rien à voir avec notre enfant), nous devons détourner notre attention de nous-mêmes et nous concentrer sur notre enfant.
U - Utiliser son écoute pour discerner le véritable sens des paroles de son enfant.
Poser des questions pour comprendre le comportement de son enfant et l'aider à s'exprimer.
M - Montrer son approbation
Approuver les sentiments et les besoins extériorisés par l'enfant sans dramatiser, sans y ajouter notre perception d'adulte.
E - Eveiller son enfant à son pouvoir de résoudre son désarroi.
Ne pas vouloir toujours trouver des solutions pour lui, ni se précipiter pour tout
arranger. Lui laisser la voie libre et lui faire confiance. Lui montrer qu'on a foi en ses ressources intérieures. L'enfant recherchera alors ses propres solutions s'il se sent dégagé de la
pression parentale et tout rentrera dans l'ordre.
Illustration de la méthode B.A.U.M.E.
Un soir, ma petite fille de 4 ans veut prendre un bain de pied dans une bassine. J'aurais préféré mettre son petit banc et la bassine dans la baignoire, mais elle décide de s'installer au milieu de notre petite salle de bain. Ce que je redoutais arrive : la bassine se renverse, suite à un faux mouvement de ma puce, et il y en a partout sur le sol. Je dois tout éponger, ce dont je me serais bien passer en cette fin de journée.
J'étais sur le point de lui dire : "Tu vois, je te l'avais dit ; tu aurais mieux fait
de te mettre dans la baignoire. Maintenant, il y en a partout." Mais j'ai fait une pause et je me suis dit que ça ne servait à rien [le B].
J'ai regardé ma petite fille et j'ai compris qu'elle ne l'avait pas fait exprès [le A]. Elle me regardait d'un air désolé. Je lui ai alors raconté que moi aussi, j'étais maladroite quand j'étais enfant. Mes parents me surnommaient même "patachon" [le M]. Elle a pris une serviette de toilette et a commençé à éponger l'eau avec. J'ai sorti une serpillère et nous avons tout nettoyé ensemble [le E].
Avec ma fille de 4 ans, je pratique couramment cette inversion des rôles. Quand elle a une difficulté, je l'incite à chercher une solution par elle-même. Je lui pose toujours cette question : "qu'est-ce que tu pourrais faire pour que ça change ?". Je lui montre mon soutien et mon amour et je lui dis que je suis là si elle a besoin d'aide, mais ce n'est pas systématique.
Autre chose que j'ai remarqué : le nombre de "non" que les parents autour de moi disent à leurs enfants. Quiand ma fille veut essayer une activité qu'elle n'a jamais fait, je la laisse tester en vérifiant bien sûr que ce n'est pas dangereux pour elle. Je suis souvent surprise par sa motivation, sa volonté d'y arriver, et après par sa fierté qu'elle partage avec moi. Cela rejoint la confiance, la complicité, le partage dont vous parlez.
Depuis qu'elle parle (ses 2 ans), je la laisse choisir dans la plupart des domaines qui la concernent. A 2-3 ans, je lui laissais le choix entre deux possibilités. Par exemple, entre un pyjama rose et un pyjama violet, entre des haricots ou du choux-fleur.
Nous allons à la bibliothèque depuis ses 18 mois, elle est donc familière des livres. Avant, j'en prenais pour elle. Maintenant, c'est elle qui choisit.
Quand je lui achète des habits, elle m'accompagne et c'est elle qui choisit. Pour moi, ce n'est pas parce qu'elle est dans un petit corps que je dois lui imposer des choix que je n'aimerais pas en tant qu'adulte.
J'essaye de me mettre un maximum à sa place, de la respecter. Comme on s'aime, c'set facile.
Merci pour tous ces beaux partages. Je suis maman d'une ado de 16 ans et d'un petit garçon de 9 ans. Je vis seule avec eux, et depuis leur naissance, mes enfants m'ont toujours communiqué des messages que je n'ai pas su interprété au début .c'est ensuite que j'ai découvert les "enfants indigo". Ce qui m'a beaucoup aidé par la suite et qui m'a encouragé dans ma manière de les aider à grandir et à s'épanouir à travers les multiples épreuves de la vie.
J'ai vécu dernièrement une épreuve difficile avec ma fille, qui a été exclue de son lycée. Nous avons vécu un moment très éprouvant, des heures face à une autorité, des regards et des paroles plus que perturbants. Il s'agissait du conseil disciplinaire, un vrai cauchemar où ma fille a été traitée comme une meurtrière (alors qu'elle avait détecté un comportement gênant vis à vis d'un encadrant du lycée)
Elle a été jugée, puis condamnée après avoir été convoquée au commissariat parce que l'individu s'est considéré comme une victime et à trouver que l'idée d'aller porter plainte et de mettre en place un conseil disciplinaire serait la meilleure chose pour ma fille !
Comment rester serein face à ces agissements de violence face au monde des ados ?
Je peux juste vous dire, que mon amour et mon respect, et cette confiance que j'ai avec mes enfants me fait réagir dans ce genre de situation, mais d'une manière différente évidement que la violence des mots et des actes. Malheureusement, il est difficile pour ma fille de trouver sa place dans cette société, comme j'ai eu du mal à trouver la mienne. Nous essayons de nous adapter....
L'amour est mon seul combat, et ma foi en la vie et les forces de l'univers m'aident à avancer petit à petit. ce n'est guère facile, mais je ne baisse pas les bras. ma fille n'a peur de rien, et n'a surtout pas peur de dire ce qu'elle pense tout haut. Elle ne baisse jamais les yeux, elle n'a aucune peur. c'est une leçon de vie pour moi. et même si son franc parler dérange certaines personnes, je suis fière de ce petit être qui me montre le chemin à suivre....
Parfois, je trouve aussi qu'il est difficile de faire la transition entre deux types de sociétés - la nôtre et celle que nos enfants vont mettre en place.
Je trouve qu'il leur faut beaucoup de courage (à nos enfants) pour secouer les vieux préjugés, démonter les vieux systèmes qui ne fonctionnent plus. Il y a tellement de résistance.
Votre fille a une chance incroyable car vous la soutenez par votre amour et votre foi en elle. C'est un cadeau fabuleux.
Je sais qu'il y a des tas de parents comme vous, mais cela me fait toujours plaisir quand ils laissent un petit mot. Encore merci. Amitiés
Dans l'espoir de nouvelles idées "éducatives", Merci encore!
Bonjour Iena, cette méthode est vraiment géniale. Elle nous aide à prendre du recul et effectivement à rester proche de nos enfants. En fait, elle nous apprend à sortir du jugement, de la critique, à être plus détachée du regard des autres, à revoir nos croyances sur l'éducation, croyances souvent héritées de notre passé d'enfant.
C'est du concret, cette méthode. Elle est simple à mettre en application. Je la considère comme un outil puissant de transformation de la relation parent/ enfant.
Quels autres outils aimeriez-vous avoir pour vous aider dans votre rôle de parent ? Cela pourrait m'aiguiller pour écrire de nouveaux articles.
Coeurdialement, Ivaoa
Bonjour Iena. ça me touche que vous ayez appris des choses ici : en fait, c'est mon but. La méthode BAUME est vraiment une aide précieuse.
Je vais rédiger d'autres posts sur la communication avec les petits de 3 ans.
Un truc qui peut aider, c'est de dessiner avec votre enfant et de parler de son dessin. Par exemple, de dessiner votre famille, votre maison, tout ce qui est en rapport avec son univers familier et voir s'il y a des détails qui vous interpellent. A 3 ans, les dessins sont un peu vagues, mais il peut en ressentir des choses.
Je cherche d'autres outils pour communiquer.
A très bientôt, Ivaoa
Bonsoir Iena, ces ateliers sont extraits du livre d'Adèle Faber et Elaine Mazlish "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfanst parlent". Je n'ai pas encore lu ce livre. J'ai lu celui de Thomas Gordon "Parents efficaces" sur l'écoute active.
D'après une amie qui a lu Faber et Mazlish, leur livre est plus concret, plus facile à appliquer au quotidien... et ça marche vraiment. Les auteures parlent "d'habiletés" de communication à acquérir. Ces « habiletés » sont des outils permettant d'améliorer la relation parents-enfants.
Je rédige un post là-dessus, d'après les notes de mon amie. Coeurdialement, Ivaoa
ça y est, l'article est en ligne.
Chez moi, à Tahiti, il est 22h30 alors je vais me coucher. Mais demain, promis, je mets des exemples de situations extraites du livre.
Bonne journée Iena et à demain. Ivaoa