Mercredi 22 octobre 2008
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J'inaugure aujourd'hui une nouvelle catégorie qui s'intitule "Au jour le jour". Son
objectif : partager des tranches de vie. Parce qu'il y a d'un côté tous les messages, les livres que je peux lire, et de l'autre le travail sur moi que ma fille me fait faire au jour le jour.
Il y a aussi tous ces petits bonheurs, ces découvertes, cette joie à vivre ensemble. Tout ceci témoigne de ma conviction : c'est en me changeant intérieurement que je suis le meilleur guide
possible pour mon enfant et que j'apporte ma pierre à l'édifice : l'avènement d'un monde totalement neuf, appelé aussi "Nouvelle Terre" par Ronna Herman.
Aujourd'hui, je voudrais évoquer quelques petits rituels à instaurer au quotidien dès le plus jeune âge pour préserver le lien avec le Sacré qu'ont naturellement les nouveaux enfants.
La semaine dernière, ma fille m'a réclamé un petit jeu "divinatoire" qui s'appelle La Force des anges. J'ai ce jeu depuis 10 ans. Elle l'avait découvert l'an dernier en fouillant dans ma
boîte de cartes ésotériques (Tarot zen, oracle du Tao...).
Elle m'a demandé comment je jouais avec mes cartes "quand j'étais petite". Car elle est convaincue qu'avant sa naissance, j'étais une petite personne (une enfant) et pas une grande personne (une
adulte).
Je lui ai donc expliqué que je tirais une carte chaque matin au petit déjeuner et que c'était le message des anges pour ma journée. Cela lui a beaucoup parlé. Depuis, nous faisons un tirage chacune
et nous commentons nos messages respectifs qui sont très brefs.
Par exemple : "La méditation est la force de l'âme : pratiquez-la".
Ce rituel est très inspirant pour elle. Elle "parle avec les anges du ciel", comme elle le dit.
Autre petit rituel que nous avons le mercredi et le weekend : allumer un bâtonnet d'encens. La première fois que je l'ai fait, j'ai été étonnée du geste de Sarah, d'autant plus qu'elle avait alors
3 ans : elle a mis ses mains en coupe au-dessus de la fumée et les a ramenées vers son visage, comme le font les Hindous dans les temples.
Il nous arrive aussi d'avoir besoin de calme. Nous faisons alors une petite "mitation" comme dit Sarah (traduction : une petite méditation). Nous allumons une petite bougie, posons nos mains sur
notre ventre et observons notre respiration, son mouvement. Cela nous apaise, nous permet de nous retrouver ensemble quand elle revient de l'école.
A vous de trouver vos rituels, ceux qui vous font vibrer !
Par ivaoa
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Publié dans : Au jour le jour
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Sarah a fait ça aussi (et continue de le faire. Elle a 4 ans). Elle a toujours eu du mal avec le sommeil et la séparation dès sa naissance. En fait, elle dormait souvent sur moi quand je la portais dans une écharpe, comme le font les mamans indiennes, africaines, péruviennes...
Au début, nous nous efforçions de la coucher dans son lit pour les histoires de séparation, d'autonomie, mais comme elle pleurait très fort, nous la prenions avec nous. Je l'allaitais, alors c'était aussi plus simple que nous soyions proches. Nous avions remarqué que dès que nous dormions tous ensemble, elle n'avait aucun problème de sommeil, pas de réveil vers 3h du matin.
Quand elle est passée au lit normal, nous avons installé un petit matelas par terre de mon côté du lit avec couette et oreiller. Elle pouvait y venir quand elle en ressentait le besoin. C'était super car elle ne me réveillait plus au milieu de la nuit, je n'étais plus épuisée. Tout le monde dormait tranquillement...
Maintenant, le matelas est trop petit. Alors elle vient dans notre lit sur le petit matin (vers 6h) quand elle en a besoin et elle se rendort. Ou je vais dans sa chambre et je dors un peu avec elle. Nous aussi, nous avons abandonné les règlements et nous suivons notre intuition. Nous répondons à sa demande de câlins, c'est tout.
votre blog est très intéressant.
votre comment du 28 oct 2008 m'est très utile et rassurant
j'ai du mal à "comprendre" les pleurs de ma fille
elle a à peine deux mois, je sais qu'elle a besoin de moi, mais parfois j'ai cette impression d'être inutile de ne pas réussir à l'apaiser
j'ai si peur de mal faire, peur qu'elle ait des troubles psychologiques.
je n'arrive pas à choisir entre un vrai maternage qui j'espère la rendra confiante et autonome, et le fait de lui donner des bonnes habitudes, de s endormir seule dans son lit etc
c est tellement difficile, surtout cette semaine que je commence à perdre confiance et pourtant je l'aime immensément.
Je crois qu'il faut que j'écoute mon intuition et que je me fasse davantage confiance, mais il faudrait que je choisisse.
Car parfois je ne sais plus si c'est bon pour elle d'être toujours dans les bras de maman, cette dépendance me fait peur pour elle.
j'ai l'impression qu'elle est encore plus sensible que moi alors ça me fait peur, car ce monde n'est pas toujours facile et je ne serai pas toujours là pour la protéger même si je le voulais.
comme elle j'ai eu longtemps peur des séparations, j'ai eu bcp de difficultés à vivre avec ma grande sensibilité durant l enfance et l'adolescence.
En tout cas ça m'a fait du bien de lire votre blog!
bonne journée***
Bonsoir Hélène,
je ne vous dirai qu'une chose : écoutez votre intuition de maman, suivez votre coeur. Votre fille n'a que 2 mois, c'est si peu. Elle doit apprivoiser notre monde et son corps qui se transforme à chaque instant car le développement d'un bébé est d'une grande vitesse (même si les parents fatigués n'en ont pas conscience. Je parle d'expérience.).
Faites-lui confiance pour trouver son rythme et faites-vous confiance. Elle a bien le temps d'apprendre à dormir toute seule. Imaginez un peu : elle était au chaud, en sécurité, berçée par vos mouvements, le rythme de votre coeur. Elle ne connaissait pas la faim, le froid, la peur. Et voilà qu'elle se retrouve dans un univers bruyant, lumineux, immobile (quand vous la posez dans son lit). Dans son lit de bébé, elle est à l'écart. Alors, elle vous appelle pour que vous la rassuriez. A 2 mois, c'est normal.
Vous savez, un bébé porté, aimé, câliné ne devient pas capricieux. Il apprend qu'il peut compter sur vous, - dont il dépend, rappelons-le -, pour satisfaire ses besoins de base : manger, être propre, être entouré d'amour, protégé, berçé. Sur cette planète inconnue où elle a débarqué depuis 2 mois, votre fille n'a que vous comme point de repère, comme guide aimant.
Alors laissez-vous aller, ne résistez plus et vivez cette belle expérience du maternage.Vous allez cheminer ensemble, votre fille et vous, et grandir ensemble. Votre fille est sensible mais peut-être a-t-elle une grande force en elle ? Et puis, vous êtes à son écoute, alors ce sera sûrement plus facile pour elle. Peut-être est-elle là pour rendre ce monde plus harmonieux, plus doux à vivre ?
Pour conclure, je voudrais partager mon expérience de maman avec vous.
Ma fille de 6 ans était un bébé aux besoins intenses dès les premiers jours. Je l'ai allaité, porté en écharpe. Ah, l'écharpe de portage, c'est fabuleux ! Nous allions partout ensemble, nous faisions tout ou presque ensemble (même tondre la pelouse). Ma fille a découvert le monde en sécurité avec moi, à son rythme. J'étais à l'écoute de ses besoins et ils ont été comblés. Elle grandit et s'épanouit merveilleusement bien. Elle est curieuse de tout, aime la vie, s'intéresse à la nature, aux animaux, à la musique... Elle n'est pas capricieuse et pourtant j'en ai entendu des "ah force d'être dans tes bras, elle va le devenir".
Non seulement je l'ai allaité longtemps, porté jusqu'à ses 3 ans, mais nous avons aussi pratiqué le cododo. Nous avions posé un petit matelas à côté de notre lit et elle pouvait venir quand elle en avait besoin. Cela nous évitait d'être épuisés par des nuits interrompues et notre puce était rassurée. Quelquefois, nous ne l'entendions même pas venir et c'est le matin que nous réalisions qu'elle avait dormi avec nous.
Aujourd'hui, elle est ouverte sur le monde et les autres. Elle noue des liens très facilement. Elle sait se faire aimée de ses camarades de classe, elle s'adapte, elle s'intègre. Elle sait faire des choix et a un caractère affirmé. Elle a confiance en nous, ses parents, car nous avons été là pour elle dès les premiers jours de sa vie en l'accompagnant au mieux, en écoutant notre intuition.
Vous allez y arriver, Hélène. Vous avez toutes les ressources en vous.
Bienvenue dans le monde des parents maternants !
Ivaoa